THE 666 MANIPULATION SAISON 2 EPISODE 2
L'homosexualité dans l'Antiquité Grecque et Romaine
Le terme "homosexuel" est très récent (fin du XIXe siècle),
et l'habitude que nous avons prise de l'employer
nous incite à trouver "naturelle" la distinction
des personnes en deux groupes :
celles qui ont des rapports avec des personnes
du même sexe qu'elles et celles qui en ont
avec des personnes de l'autre sexe.
Mais cette distinction est inconnue de l'Antiquité
où les individus sont spontanément bisexuels,
avec des préférences individuelles plus ou
moins prononcées, et se différencient sur
d'autres critères. Comment, avec notre grille
de référence, qualifier un Alexandre le Grand
qui a eu pour compagnes des centaines
de femmes, et seulement deux hommes,
mais qui a été amoureux, passionnément
et longtemps, d'un seul de ces deux hommes ?
Grèce : une homosexualité aux multiples visages
Chez les Grecs existe une homosexualité de
type pédérastique, où un amant adulte aime
un enfant de naissance libre encore impubère :
il s'agit d'un rite social de passage, où l'enfant
élevé par les femmes s'émancipe pour devenir
un homme. Une fois pubère, l'adolescent
ne peut plus poursuivre cette relation.
Mais les Grecs connaissaient aussi l'homosexualité
entre adultes et la considéraient assez favorablement
car plusieurs tyrans furent tués, et la démocratie
installée dans plusieurs villes, par des amants
homosexuels jaloux. Les homosexuels ont donc
joui d'une réputation de courage et d'amour de la liberté.
Ils font d'ailleurs partie des meilleurs guerriers,
et le célèbre bataillon sacré de Thèbes,
par exemple, composé uniquement
de couples d'hommes amants, s'est couvert de gloire
pendant plus de 30 ans : il fallut toutes les armées
d'Alexandre pour en venir à bout !
Pour les Grecs, "celui qui aime la beauté
humaine sera favorablement et équitablement
disposé envers les deux sexes, au lieu de supposer
que les hommes et les femmes différent
sous le rapport de l'amour comme
sous celui du vêtement" (Plutarque).
La liberté sexuelle étrange des Romains
Les Romains sont bisexuels sans état d'âme.
Leur règle de comportement moral et social,
très contraignante, suppose qu'un homme
libre doit être "actif", c'est-à-dire être celui
qui pénètre : la passivité chez un citoyen
libre est infamante, fait perdre tout honneur
à celui qui s'est fait pénétrer.
En conséquence, on ne peut pénétrer,
en dehors de sa femme, aucune femme libre,
célibataire ou mariée, et aucun homme libre :
si deux hommes libres ont des rapports,
le passif est sévèrement puni (en théorie).
Si un adulte a des rapports avec un jeune
citoyen non pubère, il sera puni
(et là l'indulgence est rare). Restent à la libre
disposition des maîtres tous les esclaves et
tous ceux qui ne sont pas Romains, hommes
et femmes, enfants, adolescents ou adultes…
Ce que résume le philosophe Sénèque :
"la passivité sexuelle chez un homme libre
est un crime, chez un esclave, une obligation,
chez l'affranchi, un service".
Ainsi Cicéron, qui a dirigé un moment l'Empire,
a une femme (et un fils), mais lui préfère
les charmes de son jeune esclave-secrétaire favori !
Ces exemples grecs et romains
prouvent que, dans d'autres sociétés
les rapports homosexuels ont été beaucoup
plus fréquents et acceptés que dans la nôtre.
Ainsi, c'est en partie le conditionnement
social qui fait juger par la majorité des
Français actuels certains types de
plaisir sexuel peu désirables
(les rapports homosexuels), et qui en
survalorise d'autres (l'hétérosexualité).
Ce n'est pas la "réalité" ou le caractère
"naturel" du plaisir qui est en jeu, mais
les habitudes d'une société. C'est la
société dans laquelle ils vivent qui fait
que, dans le domaine du plaisir sportif,
les Français préfèrent le football, les
Américains le base-ball, tel autre peuple
le rugby, le tennis, le cricket, le vélo, le judo
ou le ping-pong : de la même manière,
pour le plaisir sexuel, les Français
d'aujourd'hui préfèrent majoritairement
l'hétérosexualité, mais il n'en a pas toujours été ainsi.
Dr Yves Ferroul
Analyse:
Le conditionnement social
Autrement dit la tradition fixe
la normalité des rapports sexuels
L’islam interdit l’homosexualité
et la puni sévèrement, combien de
personnes sont homosexuel
dans la religion islamique!
Très peu de personnes! Cela ne leur vient
pas à l’esprit! Cela est contre-nature
pour les islamiques! Ils le rejettent !
Les émotions et les sentiments sont malléables
selon les religions, les coutumes, les traditions,
le conditionnement social, c’est-à-dire
notre environnement, toutes les choses
et les personnes nous entourant façonnent
et déterminent nos émotions, nos sentiments
et notre orientation sexuel!
Et nous dicte le couple idéal!
source: http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/mag_2000/mag0623/se_1857_homosexualite_histoire.htm